Transition énergétique

Transition industrielle verte : les pays du Golfe se disputent le leadership de la nouvelle économie climatique

La transformation industrielle verte mondiale s'accélère, les pays du Golfe se disputent l'hégémonie économique de l'ère post-pétrole en se positionnant sur l'hydrogène, le marché du carbone et la fabrication propre. Cet article analyse l'impact profond de cette tendance sur la diversification économique et la compétitivité régionale du Moyen-Orient.

La compétition économique du XXIe siècle ne se joue plus autour du pétrole, mais autour des technologies vertes et des chaînes industrielles bas-carbone. Des panneaux solaires chinois à la loi américaine sur la réduction de l'inflation, en passant par la stratégie de production locale de l'Union européenne et les ambitions hydrogène des pays du Golfe, les nations transforment toutes l'action climatique en levier central de leur politique industrielle. Dans cette course appelée la « nouvelle économie climatique », les pays du Moyen-Orient tentent de passer du statut d'exportateurs de combustibles fossiles à celui de plaques tournantes de l'approvisionnement en énergie propre.

Hydrogène : le nouveau pivot stratégique des pays du Golfe

L'hydrogène vert est considéré comme le carburant ultime pour les secteurs difficiles à décarboner, comme l'acier, le ciment ou le transport maritime, et constitue un levier clé pour la diversification économique du Moyen-Orient. L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Oman accélèrent leurs projets hydrogène à un rythme sans précédent. L'usine d'hydrogène vert de NEOM, en Arabie saoudite, est prévue pour entrer en production en 2026, tandis que l'ADNOC (Abu Dhabi National Oil Company) des Émirats étend ses capacités de production d'hydrogène bleu et vert. Oman, grâce à ses abondantes ressources solaires et éoliennes, ambitionne de devenir le plus grand exportateur d'hydrogène vert du Moyen-Orient. Ces actions montrent que les pays du Golfe tentent de reproduire leur rôle mondial à l'ère des combustibles fossiles en devenant les principaux fournisseurs d'énergie propre.

Ce virage stratégique n'est pas un hasard. L'Agence internationale de l'énergie estime que d'ici 2050, l'hydrogène pourrait satisfaire plus de 12 % de la demande énergétique finale mondiale, et le Moyen-Orient, grâce à ses faibles coûts du photovoltaïque et du gaz naturel, pourrait devenir l'une des régions les moins chères pour la production d'hydrogène vert. Pour les économies du Golfe dépendantes des revenus pétroliers, l'hydrogène permet à la fois de maintenir leur avantage d'exportation énergétique et de s'aligner sur l'agenda mondial de décarbonation, représentant la prolongation industrielle la plus rationnelle à « l'ère post-pétrole ».

Concurrence mondiale accrue : atouts et inquiétudes des pays du Golfe

Mais la course à l'hydrogène n'est pas un solo pour les pays du Golfe. L'Allemagne, le Japon, l'Australie et d'autres investissent massivement dans les infrastructures hydrogène et cherchent à établir des accords d'approvisionnement à long terme avec les pays producteurs de ressources. Le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) de l'Union européenne renforcera la tarification des émissions de carbone implicites dans les produits importés, accélérant ainsi la demande d'hydrogène vert. Si les pays du Golfe parviennent à industrialiser la production à grande échelle et à réduire les coûts de transport, ils bénéficieront d'un avantage précoce.

Cependant, les défis sont tout aussi importants. Le coût de production de l'hydrogène vert reste plus élevé que celui de l'hydrogène gris, et nécessite d'importantes quantités d'eau douce et de capacités d'électrolyse. Si les pays du Golfe disposent d'énergies renouvelables à faible coût, la contrainte en eau ne peut être ignorée. De plus, les infrastructures nécessaires à l'exportation d'hydrogène — liquéfaction, stockage, transport et applications en aval — ne sont pas encore matures, et les normes internationales ainsi que les systèmes de certification sont encore en construction. Plus crucial encore, les règles du commerce mondial de l'hydrogène seront dictées par les pays importateurs ; si les pays du Golfe se contentent d'être des fournisseurs de matières premières, ils pourraient tomber dans le piège de la « malédiction des ressources » propre à l'économie pétrolière. Par conséquent, les pays du Golfe doivent développer simultanément les industries en aval et les capacités de fabrication, plutôt que de se limiter à exporter du combustible.

Marché du carbone et fabrication propre : une autre voie de diversificationOutre l’hydrogène, les pays du Moyen-Orient cherchent également des opportunités sur le marché du carbone et dans le domaine de la fabrication propre. Les Émirats arabes unis ont lancé une plateforme régionale d’échange de carbone et prévoient d’utiliser leur expérience en matière de captage et de stockage du carbone (CSC) issue de l’industrie pétrolière pour participer au commerce mondial des crédits carbone. L’Arabie saoudite, quant à elle, investit massivement dans des entreprises de technologies vertes à l’étranger via son Fonds d’investissement public (PIF), afin d’acquérir des technologies et de les synchroniser avec des projets nationaux. Ces actions répondent à la logique centrale de la transformation industrielle verte mondiale : contrôler les maillons clés de la chaîne de valeur, plutôt que de simplement produire des produits.

Dans le domaine de la fabrication d’énergies renouvelables, le Moyen-Orient tente de mettre en place des chaînes d’approvisionnement locales. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont annoncé la construction d’usines d’assemblage de panneaux solaires et d’éoliennes, afin de réduire leur dépendance aux importations chinoises. Bien qu’ils ne puissent pas rivaliser avec la Chine à court terme en termes d’échelle, la production localisée peut réduire les coûts des projets et créer des emplois, répondant ainsi aux exigences de la « Vision 2030 » en matière d’économie non pétrolière et d’emplois hautement qualifiés.

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mideastdevreport replace cette note dans Mideast Development Report publie des analyses et des briefings multilingues. - les Liens sources doivent être ouverts avant de reprendre le résumé. Économie du Golfe / Transition énergétique / Mégaprojets explique l'angle éditorial local; dates, noms et changements de statut restent à vérifier.

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  1. https://thenationonlineng.net/the-green-industrial-shift-countries-compete-for-leadership-in-the-new-climate-economy/Primary

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